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Collaboration APSAR: Safety First
Première partie: Les normes minimales
TITRE I : LES PRINCIPES GENERAUX
1.01 La fonction “Anesthésiologie”, incluse dans l’A.R. du 30.01.89, implique automatiquement l’existence d’un service d’anesthésiologie organisé.
1.02 La reconnaissance d’un hôpital exige l’application des normes minimales en anesthésie. Ces normes doivent être rencontrées chaque fois qu’un patient est soumis à une anesthésie générale, une anesthésie régionale majeure ou à une sédation, administrée par un anesthésiologiste, pour des actes thérapeutiques ou de diagnostic.
1.03 Le directeur de l’hôpital est responsable des moyens en personnel infirmier, appareils et monitorings conformément aux besoins définis par le service d’anesthésiologie. Le directeur de l’hôpital est également responsable de l’entretien effectif de l’équipement.
TITRE II : L’ORGANISATION DU SERVICE D’ANESTHESIOLOGIE
1.04 Chaque service d’anesthésiologie est dirigé par un anesthésiologiste qui est responsable de l’organisation et de la coordination de toutes les activités du service.
1.05 Les membres du service d’anesthésiologie définissent et appliquent ensemble une politique commune, dans l’intérêt du malade.
1.06 Le service d’anesthésiologie doit avoir les locaux nécessaires à ses activités scientifiques et professionnelles, et disposer de facilités de secrétariat suffisantes.
TITRE III : L’AIDE A L’ANESTHESIOLOGISTE : NORMES MINIMALES
1.07 L’anesthésiologiste est toujours assisté, durant les phases d’induction et de réveil, par un personnel infirmier dûment qualifié. Pendant la phase de maintien de l’anesthésie, cette assistance est donnée sur demande en priorité et de façon telle que l’anesthésiologiste puisse, à tout moment, rester au contact immédiat du malade. Ceci s’applique aussi pour les anesthésies pratiquées en dehors du bloc opératoire principal.
1.08 Quand une infirmière est jugée incompétente ou peu sûre, le chef du service d’anesthésiologie doit demander son déplacement à la direction du personnel infirmier. Si ce déplacement n’est pas effectué, l’anesthésiologiste ne pourra pas être tenu responsable des conséquences qui en résulteraient. La direction devra notifier par écrit et justifier la décision d’un éventuel refus.
1.09 En permanence on pourra faire appel à un technicien agréé qui est responsable de l’entretien des respirateurs et monitorings et de tout autre appareil nécessaire à la pratique de l’anesthésie.
TITRE IV : L’EQUIPEMENT GENERAL : NORMES MINIMALES
1.10 L’équipement est conforme aux normes ISO.
1.11 L’équipement de base comprend, pour chaque poste d’anesthésie :
- Un appareil d’anesthésie et un chariot d’anesthésie, ce dernier sous la seule forme retenue par le service d’anesthésiologie.
- Un système d’aspiration.
- Le matériel nécessaire à la ventilation artificielle à l’oxygène pur, au masque, y compris un système type ambu, ainsi que l’équipement pour l’intubation endotrachéale et comprenant au moins deux laryngoscopes.
- Une lumière d’appoint, permettant l’observation du patient, de l’appareil d’anesthésie et des monitorings.
- Il est recommandé de disposer d’un système de communication compartant :
- Un téléphone réservé à l’anesthésiologiste et disposé de manière telle que celui-ci puisse poursuivre l’observation du malade et des monitorings tout en téléphonant
- Un interphone
- Un bouton « Arrêt Cardiaque »
- Des prises électriques, branchées sur un système de secours, et en nombre suffisant pour l’utilisation de tous les appareils et monitorings nécessaires.
- Des prises murales des gaz médicaux, reliées à une centrale de distribution. Les conduites souples reliant les prises murales aux appareils utilisant les gaz médicaux, sont réalisées en usine, d’une seule pièce, et de manière telle, qu’il soit impossible d’en séparer les divers composants.
1.12 Cet équipement de base est complété par :
- Un chariot de réanimation, sous la seule forma retenue par le service d’anesthésiologie et disponible en moins de deux minutes. Ce chariot contient, entre autres choses, un défibrillateur et un plateau de crico-thyréotomie.
- Une bouteille d’oxygène, des solutions de perfusion froides, de la glace pilée et un minimum de 240 mg de dantrolène rapidement disponibles à tout moment.
TITRE V : LE MONITORING : NORMES MINIMALES
1.13 L’équipement standard en monitoring comprend, au minimum, et pour chaque poste d’anesthésie :
- Un analyseur d’oxygène comprenant une alarme de concentration minimum et correctement incorporé dans le circuit respiratoire.
- Quand le malade est ventilé par un respirateur automatique :
- Un manomètre montrant les pressions engendrées dans le circuit.
- Un système d’alarme des pressions comportant :
- Une alarme de surpression, alertant chaque fois que la pression atteint le maximum déterminé.
- Une alarme de déconnexion, alertant quand la pression minimale n’a pas été atteinte pendant les 20 dernières secondes. Ce délai de vingt secondes peut être temporairement prolongé mais certainement pas de façon permanente. La mise en route et l’arrêt de ce système d’alarme sont indépendants des fonctions du respirateur.
- Un appareil donnant la fréquence respiratoire en continu.
- Un appareil mesurant en continu le volume des gaz expirés.
- Un appareil pour mesurer les pressions artérielles systoliques et diastoliques et comprenant un jeu complet de manchettes.
- Un appareil montrant l’électrocardiogramme en continu, sur écran.
- Un appareil mesurant la fréquence cardiaque en continu.
- Un appareil mesurant la température corporelle en continu.
- Un oxymètre de pouls (SpO 2), utilisé en continu et avec une alarme de valeur minimum constamment branchée.
- Un appareil pour mesurer, en continu, le contenu en CO 2 des gaz inspirés et expirés et en afficher continuellement la courbe sur écran.
- Un appareil pour mesurer, en continu, les concentrations de tous les gaz anesthésiques utilisés.
- Un monitoring de la fonction neuromusculaire.
- Un formulaire approprié de protocole d’anesthésie.
1.14 Cet équipement de base est complété par la possibilité de réaliser,
24 heures sur 24, dans le bloc opératoire, ou dans l’hôpital, les analyses biochimiques et hématologiques importantes, dont : le pH, les gaz du sang, l’hémoglobine, l’hématocrite, les électrolytes, la glycémie, le groupe sanguin, la compatibilité sanguine et les tests de coagulation.
TITRE VI : LE TRANSPORT DU PATIENT
1.15 Le transport du patient doit pouvoir se faire sous couverture d’oxygène et sous le contrôle d’un oxymètre de pouls (SpO 2) fonctionnant sur batteries.
TITRE VII : L’UNITE DE SOINS DE LA POST-ANESTHESIE :NORMES MINIMALES
1.16 Les normes minimales pour l’Unité de Soins de la Post-Anesthésie (USPA) sont les suivantes :
- 1,5 lits par salle d’opération.
- Une infirmière, spécialement formée et exclusivement affectée à l’UPSA, par groupe de trois patients, ou moins, pour autant que ceux-ci soient dans des conditions normales de post-anesthésie.
- Un appareil permettant la ventilation à l’oxygène pur, un ballon de type Ambu et le matériel complet pour l’intubation endotrachéale.
- Pour chaque patient l’équipement suivant est disponible :
- Un système pour administrer de l’oxygène.
- Une aspiration.
- Electrocardiogramme visible sur écran.
- Un tensiomètre.
- Un appareil pour mesurer la température en continue.
- Un oxymètre de pouls (SpO 2), utilisé en continu et avec une alarme de valeur inférieure branchée en permanence.
- Un monitoring de la respiration, opérant soit :
- par l’enregistrement de la mesure du CO 2, expiré, quand le patient est intubé.
- par impédance, via les électrodes de l’ECG.
- par n’importe quel autre système fiable.
- Les prises murales des gaz médicaux, reliées à une centrale de distribution. Les conduites souples reliant les prises murales aux appareils utilisant les gaz médicaux, sont réalisées en usine, d’une seule pièce, et de manière telle, qu’il soit impossible d’en séparer les divers composants.
- Les prises électriques, branchées sur un système de secours, et en nombre suffisant pour l’utilisation de tous les appareils et monitorings nécessaires.
- Un chariot de réanimation, sous la seule forme retenue par le service d’anesthésiologie et disponible en moins de deux minutes. Ce chariot contient, entre autres choses, un défibrillateur et un plateau de crico-thyréotomie.
- Il est recommandé de disposer d’un système de communication comportant :
- Un téléphone disposé de manière telle que l’utilisateur puisse poursuivre l’observation des malades et des monitorings, tout en téléphonant.
- Un interphone.
- Un bouton « Arrêt Cardiaque », à chaque lit.
TITRE VII : L’ENTRETIEN DU MATERIEL
1.17 Les contrôles et entretiens sont systématiquement réalisées, deux fois par an pour les appareils d’anesthésie et les respirateurs, une fois par an pour les monitorings.
1.18 Les contrôles et entretiens sont effectués par le distributeur ou par le service de biotechnologie de l’hôpital. Dans les deux cas, il existe un contrat d’entretien écrit et détaillé. Tous les contrôles et entretiens sont signalés par écrit au chef de service d’anesthésiologie.
1.19 Chaque appareil est muni d’une étiquette mentionnant les dates des contrôles, entretiens et réparations, et la date du prochain contrôle prévu. Le service d’anesthésiologie tient une fiche par appareil.
1.20 Le service technique et le chef du service d’anesthésiologie, ou son remplaçant, de tout travail effectué sur le système de distribution des gaz médicaux.
1.21 Le service technique de l’hôpital avertit le chef du service d’anesthésiologie, ou son remplaçant, de toute interruption de courant devant être faite dans un poste d’anesthésie.
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