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Société Belge d’Anesthésie et de Réanimation


Société Belge d’Anesthésie et de Réanimation

Questionnaire Allergique


 

 

L'anesthésie: Qui est l’Anesthésiste ?

1. La formation

Son titre officiel est « médecin spécialiste en Anesthésie – Réanimation ».

Ce médecin a une connaissance approfondie de la physiologie (comment fonctionne l’organisme sain), de la pathologie (comment fonctionne l’organisme malade), de l’anatomie (les parties du corps humain), et de la pharmacologie (comment agissent, cessent d’agir et sont éliminés les médicaments).

Il applique ses connaissances quotidiennement dans des situations où la rapidité (on parle ici de secondes, pas d’heures ni de minutes) et la capacité de choisir entre plusieurs solutions sont essentielles. L’anesthésiologie est le seul domaine de la médecine où on intervient aussi directement et profondément sur les fonctions de l’organisme. Après sept années d’études pour devenir médecin, le candidat spécialiste suit une formation de cinq années en anesthésiologie, réanimation, soins intensifs, urgences, traitement de la douleur aiguë et de la douleur chronique. Pendant sa formation il apprend toutes les sortes d’anesthésies pour toutes les sortes d’interventions, à tous les âges.

Beaucoup d’anesthésistes-réanimateurs suivent une formation complémentaire d’une à deux années en soins intensifs ou soins d’urgence ou encore en algologie (traitement de la douleur chronique). Pendant toute leur carrière les spécialistes reconnus doivent ensuite apporter la preuve chaque année qu’ils suivent une formation continue en assistant à des congrès et à des conférences.

2. Où travaille l’anesthésiste-réanimateur ?

  • La salle d’opération

Il est évident que l’anesthésie joue un rôle très important dans la réussite de toute intervention. Rappelons que les anesthésistes n’administrent pas uniquement une anesthésie, mais qu’ils surveillent tant en salle d’opération que pendant l’heure ou les heures qui suivent la respiration, la tension artérielle, le pouls, les pertes liquidiennes, et qu’ils corrigent les éventuels problèmes décelés.

L’anesthésiste doit bien connaître les différentes phases d’une intervention chirurgicale pour prévoir correctement (et prévenir) les besoins en antidouleurs ou en médicaments soutenant la circulation. Le chirurgien éclaire en permanence l’anesthésiste sur le déroulement de l’intervention. Anesthésiste et chirurgien sont complémentaires et doivent travailler ensemble.

  • Salles d’urgence et unités de soins intensifs

Par leur formation les anesthésistes sont bien placés pour intervenir lors de situations urgentes et qui menacent la vie. Ils ont les connaissances requises pour agir vite et de façon adéquate dans ces circonstances, par exemple lors d’un accident de la circulation, une noyade, une crise cardiaque. Ils peuvent stabiliser un patient (amener tension, pouls et respiration sous contrôle), et préparer le patient au mieux à une prise en charge ultérieure.

Le même savoir et le même savoir-faire sont parfaitement applicables aux soins intensifs où l’anesthésiste-réanimateur peut soutenir la respiration, la circulation, et participer au diagnostic et traitement du patient en état critique.

  • Le traitement de la douleur

L’anesthésiste n’est pas seulement responsable du traitement de la douleur pendant une opération. Il veille aussi à ce que le patient soit confortable après l’intervention et que la douleur reste sous contrôle. Ceci vaut aussi bien pour le patient qui reste hospitalisé le soir de son intervention que pour celui qui rentre à domicile après une chirurgie dite « ambulatoire » et reçoit des instructions précises pour contrôler la douleur à la maison.

Par leur expérience avec les diverses méthodes de traitement de la douleur les anesthésistes sont idéalement placés pour prendre en charge les techniques de traitement de la douleur chronique et des douleurs occasionnées par le cancer.

  • La salle d’accouchements

L’anesthésiste peut soulager la douleur de l’accouchement normal et administrer une anesthésie pour une césarienne. Les techniques péridurales et rachidiennes sont préférées parce qu’elles n’endorment que le bas du corps ce qui permet à la maman de participer pleinement à la naissance de son enfant, en présence du papa si ce dernier le désire.

  • L’anesthésie hors du quartier opératoire

L’anesthésiste est souvent appelé dans les services de radiologie, de cathétérisation cardiaque, d’endoscopie de l’estomac et des intestins, pour des examens des voies aériennes et des poumons, etc… Il s’agit

d’examens et/ou de traitements pendant lesquels le patient doit rester longtemps immobile, qui sont désagréables ou franchement douloureux, et pendant lesquels il existe un risque de complications impliquant le cœur ou les vaisseaux. Quelques exemples : le traitement par l’intérieur du cœur de certains troubles du rythme, l’exclusion d’une partie mal formée d’un vaisseau du cerveau… Pour le confort et la sécurité du patient il est préférable que ces interventions se passent sous anesthésie légère.

  • Organiser le quartier opératoire

Les anesthésistes et les infirmières sont les personnes présentes en permanence au quartier opératoire. Les différentes disciplines chirurgicales comme l’orthopédie, la chirurgie digestive, la chirurgie gynécologique, utilisent les infrastructures du quartier opératoire un certain nombre de jours par semaine.

C’est donc une chose naturelle de voir anesthésistes et infirmiers partager la responsabilité de l’organisation pratique du quartier opératoire tant en ce qui concerne la gestion au jour le jour qu’à plus long terme. Ceci concerne la répartition des salles, les horaires, la gestion des grandes urgences et interventions inattendues.

 


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